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Les rapports intersémiotiques dans les livres de poésie de l’époque de la Jeune Pologne

frPublié en ligne le 19 avril 2012

Par Justyna Bajda

Extracto

Tematem artykułu są relacje intersemiotyczne między słowem poetyckim a obrazem książkach poetyckich epoki przełomu XIX i XX wieku (Młoda Polska). Podstawą wskazanych w artykule zależności jest podział dokonany przez francuskiego semiotyka, Bernarda Vouilloux, który wyróżnił dwa typy relacji intersemiotycznych: in praesentia oraz in absentia. Podział ten stał się bazą dla wyróżnienia i opisania podstawowych zależności istniejących w młodopolskich książkach poetyckich.

Streszczenie

Le sujet de notre communication concerne les rapports entre un terme poétique et une image dans la poésie à l’époque de la Jeune Pologne. Avec notre approche comparatiste, nous allons essayer de classifier différent types des situations intersémiotiques dans lesquelles peuvent se trouver un mot/une expression poétique et une image dans le contexte d’une œuvre poétique concrète. Suivant la typologie proposée par le sémioticien français, Bernard Vouillouix, il est possible de distinguer deux types de rapports entre le mot et l’image: in praesentia et in absentia. La différence entre ces deux formes est conditionnée par la présence simultanée des signes linguistiques et iconiques (ou bien par leur absence) dans les limites d’une feuille de papier ou d’une toile de peinture.

Introduction

1Les rapports entre le mot et l’image dans la poésie de l’époque de la Jeune Pologne sont assez complexes. Dans notre travail nous allons essayer de qualifier les différents types de situations intersémiotiques dans lesquelles peuvent se trouver le mot poétique et l’image dans le contexte d’un livre de poésie.

2Le sémioticien Bernard Vouilloux1 distingue deux types principaux de relations entre le mot et l’image: in praesentia et in absentia. La différence entre ces deux formes d’interaction est conditionnée par la présence simultanée des signes linguistiques et iconiques (ou bien par l’absence de l’un d’eux) dans les limites d’une feuille de papier ou d’une toile de peinture.

3La relation in praesentia comporte plusieurs types de rapports. Le premier est celui où le mot est explicitement subordonné à l’image. Le texte est inscrit dans l’image en devenant l’enclave sémantique parmi les signes iconiques. La situation inverse se produit lorsque le texte domine l’image (ici il s’agit d’un rapport entre un texte et un ornement typographique). Le deuxième type de rapports contient les figures homologiques, (les figures réunissant un élément linguistique et un élément iconique) qui peuvent se compléter mais aussi s’interpénétrer (une lettre devient une image ou bien une image devient une lettre). Le dernier groupe d’interactivité se manifeste à travers le modèle où l’image accompagne le mot écrit en tant qu’une illustration.

4Dans les ouvrages de la Jeune Pologne on peut distinguer la présence des lettres ornées (initiales), des ornements décoratifs et des illustrations, de la poésie visuelle et des enclaves sémantiques des mots à l’intérieur des illustrations.

5Le deuxième type des rapports – in absentia – se caractérise par l’absence de l’image dans l’espace littéraire examiné mais l’image est évoquée par de moyens linguistiques. Dans le cas présent il s’agit d’une substance verbale autonome se référant à une autre substance verbale. En effet, il est possible de distinguer deux types de discours renvoyant de façon référentielle ou bien allusive à la peinture :

61. les références directes

7a) exprimées par des éléments signifiants tels que le nom d’un auteur ou le titre d’une œuvre originelle ayant précédée au texte littéraire;

8b) exprimées par introduction d’une description iconographique à travers laquelle on reconnaît clairement une œuvre concrète relevant des arts plastiques – c’est un cas d’ekphrasis poétique;

92. les références allusives, présentes aux différents niveaux du texte littéraire. Concrètement dans les ekphrasis de la Jeune Pologne, elles apparaissent comme un élément de description. On les trouve également dans les textes qui n’étaient pas inspirés directement par une œuvre d’art ; cependant les références allusives y restent présentent grâce à leur riches représentations iconographiques qualifiées de “plastiques” ou de “picturaux”. C’est ainsi qu’on peut distinguer :

10a) les allusions aux techniques et effets différents relevant strictement de la peinture;

11b) les allusions à l’iconographie et au style d’un artiste;

12c) les allusions aux écoles artistiques, aux courants et aux orientations de l’art.

13Dans la poésie polonaise de la fin du XIXe siècle, on trouve la présence de tous ces types des relations intersémiotiques.

1. Les rapports in praesentia

Les ornements décoratifs

14Dans les livres et les revues polonais de la fin du XIXe siècle, on constate la multitude des ornements floristiques et géométriques. On les trouve la plupart du temps dans les albums d’édition ou bien dans les livres de poésie. Le plus souvent ils y exerçaient la fonction décorative. Parfois leur rôle était d’organiser une page ou bien un livre entier. En général, les ornements représentaient des petits motifs, des frises, des bordures souvent multipliés dans le livre mais qui, d’habitude, n’étaient pas signés. De l’autre coté, on trouve également des ornements soigneusement préparés pour des occasions particulières : là, ils sont très artistiques et riches comme c’est le cas du livre poétique de Lucjan Rydel. Les ornements qui y figurent ont été créés par Stanislaw Wyspianski, l’un des plus célèbres artistes polonais de la fin du XIXe siècle.

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Les ornements décoratifs: une carte de « Livre d’ornements » de l’imprimerie à Lvov

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Une page du livre poétique de Lucjan Rydel Poezje [Poésie], Varsovie 1898, avec l’illustration créée par Stanislaw Wyspianski

Les figures homologiques: les lettres ornées

15Les lettres ornées se trouvant dans les livres, les revues ou même dans les annonces journalistiques dévoilaient surtout un sens décoratif. Leur style inspiré par l’Art Nouveau exprimait une ligne organique et souple. C’est ainsi qu’on distingue plusieurs types de stylisation évoquant les lettres japonaises, les lettres rustiques, les lettres de l’époque du Moyen Âge ou bien de la Renaissance.

16Cependant on différentie un second groupe des lettres dont la présentation est beaucoup plus riche, développée et agrandie. Il s’agit des lettres initiales accompagnées des petites images mais très souvent sans aucun sens visible avec le texte. Parfois on trouve des lettres ornées exprimant une sorte de synthèse du texte. Notamment ce genre des lettres indiquent explicitement certains fragments du texte présenté en tant que petites images à l’intérieur de la lettre ornée.

17Il ne faut pas oublier d’évoquer les lettres ornées et enrichies par les images figurant à côté d’elles et dont l’illustration n’est pas motivée par le texte.

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Lettres ornées, revue polonaise artistique de l’époque de la Jeune Pologne - « La Chimère », Varsovie

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Lettres ornées de l’époque de la Jeune Pologne : « Hebdomadaire Illustré », Varsovie

La poésie visuelle

18La tradition de la poésie visuelle est ancrée dans l’antiquité. Dans la poésie européenne de la fin du XIX siècle on ne trouve pas beaucoup d’ouvrages qui pourraient s’inscrire dans la tradition baroque de carminae figuratae.Ici il s’agit plutôt des éphémérides. Prenant l’exemple de la revue parisienne La Plume  qui publie en 1893 un article de René de Saint-Pons consacré à l’œuvre de Gabriel Martin. Dans sa critique, l’auteur distingue particulièrement des éléments graphiques dans la poésie de Martin. Entre autres, Saint-Pons décrit un vers sous forme d’une plaisanterie intitulé Le Dos qu’il trouve révolutionnaire dans la poésie française:

LE DOS

19Dessin poétique

20Régulier, souple et long, fermé dans le corset,
Sur  les hanches,  en roi,  tu balances, coquet,
Ta  forme  si  flexible.  Et  ta  large  carrure,
Descend, s’amincissant jusqu’à la ceinture,
Afin qu’on puisse aisément dans les bras
Enlacer      tes      séduisants      appas.
Mais que faut-il pour qu’on te pince?
Tu    t’évanouis    si    mince,
Que  le  plus  petit  doigt,
Dans son angle étroit,
Comme une paille,
Tu reçois,
O taille!
Dos!
Puis, très à propos,
Vont, s’élargissant, les hanches,
   Sur chacune, tour à tour tu penches2.

21L’équivalent dans la poésie polonaise de cette époque-là est le vers visuel dans le poème écrit par Tadeusz Micinski, l’un des plus célèbres poètes de la Jeune Pologne. Son poème prend la forme d’une croix. Ce qui est très intéressant, c’est la présentation des deux petits fragments du texte disposés de chaque côté de la croix. Ils représentent deux miniatures („les deux voix”) attribuées à « La Femme à genoux » et à « La Mort avec une faux ». L’image créée par Micinski réunit le motif de la Passion de Jésus à une vision apocalyptique du retour de Jésus Christ à la fin du monde. Cette image évoque une composition très typique de la peinture du Moyen Âge qui présente une construction en trois parties de la Passion de Jésus Christ. Dans la présentation graphique du poème, la croix occupe la place centrale tandis que la figure de la Mère de Jésus et la figure de Jean Evangéliste se situent des deux côtés.

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Tadeusz Micinski, « La croix », poème du livre de poésie W mroku gwiazd [Dans les ténèbres des étoiles], Cracovie 1902.

Les textes inclus dans des images

22L’idée d’introduire des mots, des phrases ou même de simples sentences dans une œuvre plastique date de l’époque antique. Cette tendance reste présente dans la peinture, la sculpture et dans les vitraux aussi bien au Moyen Ages qu’aux époques postérieures. Les œuvres d’art de la Jeune Pologne n’étaient pas non plus dépourvues de cette orientation. Dans l’attitude des artistes polonais on reconnaît parfois une référence consciente à l’art gotique comme c’était le cas dans les vitraux de Jozef Mehoffer et Stanislaw Wyspianski. Ces vitraux se trouvant à l’église de Cracovie montrent des figures symboliques des évangélistes ornés par les bandes sur lesquelles ont été écrits leurs noms. Stanislaw Wyspianski est également auteur d’une autre décoration intitulée Vanitas où, en utilisant un petit bouquet de pissenlits, l’artiste voulait exprimer le sens de l’éphémère. Sur le côté gauche du tableau est placée une description soulignant le contraste entre la figure de la jeune fille et le titre de la décoration – Vanitas.

23Les exemples des peintures stylisées à l’image des œuvres de l’Extrême-Orient sont aussi très intéressants. Les artistes mettaient sur leurs tableaux les textes en imitant le style et l’écriture japonais. Citons l’exemple d’un pastel de Leon Wyczolkowski, intitulé Le buisson en automne – à la façon japonaise, où figure la vignette avec le texte en polonais (comportant le nom de l’artiste et la date de la création) mais entièrement stylisé selon l’art d’écriture japonais.Le même procédé a été utilisé par Kazimierz Sichulski qui place sa signature ainsi que les dates et les lieux sur ses pastels.

Les illustrations

24Selon Seweryna Wyslouch3, il est possible de distinguer trois types d’illustrations: d’abord, l’illustration comprise comme une concrétisation des objets présents dans l’œuvre littéraire, ensuite, l’illustration représentant une transposition intersémiotique et finalement, l’illustration en tant qu’un supplément d’un éditeur4. Tous ces types d’illustrations ont été utilisés dans les livres et dans les revues de la Jeune Pologne. Dans une des plus populaires revues de l’époque, « Tygodnik Ilustrowany » (« Hebdomadaire Illustré »)5, il est possible de distinguer différents types de combinaisons des textes et des images : des romans publiés en feuilletons étaient illustrés par les petits dessins tandis  que  les œuvres poétiques étaient accompagnées par des illustrations. Parfois certains vers poétiques furent inspirés et influencés par un tableau en devenant ainsi sa transposition poétique où bien à la demande du rédacteur de la revue on préparait les images pour illustrer un texte.

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Illustration de l’« Hebdomadaire Illustré », Varsovie, n°1

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Illustration de l’« Hebdomadaire Illustré », Varsovie, n°2

2. Le type in absentia

Le nom de l’auteur, le titre, la description

25On peut constater que les noms propres identifiant l’archétype plastique du texte poétique sont en relation directe avec les éléments à caractère méta-textuel6. Le nom de l’artiste ou bien le titre d’un chef-d’œuvre sont toujours exposés de manière significative : ils peuvent occuper la place centrale dans le titre du poème, dans son sous-titre ou dans une épigraphe d’un vers. A titre illustratif, citant l’exemple du poème L’île des morts – avec le sous-titre: L’illustration du tableau d’Arnold Böcklin « Die Todteninsel » du poète polonais Kazimierz Przerwa-Tetmajer7.

26Parfois les rapports entre les œuvres littéraires et leurs pendants dans le domaine de la peinture et de l’art plastique sont très complexes. Il suffit de se rappeler de l’exemple du poème L’île des morts de Tetmajer. Arnold Böcklin a peint cinq versions de ce tableau. Afin de pouvoir préciser et distinguer chaque tableau, il faut lire attentivement la description qui se trouve dans la plupart d’ekphrasis. La description est très importante : d’un côté, on y trouve tous les motifs iconographiques et de l’autre côté l’ekphrasis de la Jeune Pologne est présent au niveau iconographique de l’œuvre d’art qui est en même temps le plus facile à déchiffrer et à comprendre. Cependant la description permet de découvrir les contextes sémantiques plus larges : des allusions aux techniques et des différents effets artistiques du peintre, des allusions à l’iconographie et au style d’un autre artiste, des allusions aux écoles artistiques, etc.

Les techniques et les effets picturaux

27Les techniques et les effets picturaux permettent la « plastification » d’espace poétique. Les deux se manifestent au niveau de la représentation poétique. Les démarches linguistiques cherchant à exprimer les couleurs, le dessin, les lumières et les ombres, la perspective tendant à contribuer à la création d’une composition spécifique de l’espace poétique. Les poèmes qui illustrent amplement ce genre d’engagement poétique se trouvent certainement dans les opus poétiques de Maryla Wolska et de Kazimierz Przerwa-Tetmajer. Leurs poèmes sont pleins de couleurs et de lumière.

28Ce qui caractérise particulièrement la poésie de la Jeune Pologne, c’est le fait que les artistes tentaient de reproduire à travers les paroles poétiques l’aspect de la surface, la texture de l’objet décrit. C’est la raison pour laquelle ils utilisaient des constructions linguistiques produisant les effets de la technique d’aquarelle ou bien celle de la peinture à l’huile ; on y trouve également les traces des autres techniques : de l’empâtement, du glacis, du sfumato. Les textes sont parfois marqués par les indications directes rappelant la peinture en grisaille qui, de son côté, cherche des moyens artistiques pour se produire en trois dimensions en devenant une sculpture.

Les allusions à l’iconographie et au style d’un artiste

29Le plus connu archétype réalisé dans la poésie de la Jeune Pologne est celui lié au nom de Arnold Böcklin. Cet archétype s’est formé dans le contexte spécifique en corrélation avec la réception de la peinture de Böcklin8. Les significations exprimées dans les tableaux sont souvent enrichies par les connotations typiques pour l’époque du romantisme polonais qui fut enraciné dans la vision nationale du monde et de l’histoire, la vision au fond très romantique et très personnelle. Ainsi conditionnées par les idées typiquement polonaises, ces œuvres d’art devenaient une adaptation originale artistique.

30Au début les poètes appartenant au mouvement artistique de la Jeune Pologne s’inspiraient de la peinture de Böcklin en prenant uniquement les motifs iconographiques ; ensuite ils commençaient à reproduire l’esprit et l’ambiance de ses tableaux afin de transmettre leur état d’âme.Le Stimmung est devenu l’élément principal à transposer dans l’acte poétique9.

31L’étape suivante dans la création poétique fut l’utilisation des motifs liés à la Faune. Les personnages bucoliques jouant de la flûte, mais aussi des nymphes, des dryades, des ondines, des naïades10 sont présentées dans plusieurs poèmes de Kazimierz Tetmajer, Henryk Zbierzchowski, Jan Pietrzycki, Zygmunt Różycki ou bien Wacław Rolicz-Lieder. Les dieux de la forêt, typiques pour les légendes polonaises de l’époque du romantisme, trouvaient également leur place dans l’imaginaire poétique. Les héros fantastiques liés à la mythologie s’associaient souvent à l’idée de la nature primitive et vierge. C’est la raison pour laquelle on trouve dans les œuvres poétiques les êtres habitant les forêts enchantées (la figure de la licorne11) ; parfois les poètes s’inspiraient de la forêt sauvage ou bien des troupeaux des mastodontes.

32Pour conclure, on peut dire que les motifs empruntés de la peinture de Böcklin et utilisés dans la poésie de la Jeune Pologne, étaient la plupart du temps stylisés et adaptés aux motifs polonais enracinés dans les légendes romantiques12. Cependant, tous ces poèmes gardent les traces de l’imaginaire artistique de Böcklin.

Les allusions aux écoles artistiques

33La poésie de la Jeune Pologne fut exposée à plusieurs tendances et orientations artistiques de la deuxième moitié du XIXe siècle et du début du XXe siècle : la peinture des préraphaélites anglais, des pompiers français, le réalisme, l’impressionnisme, les symbolistes, mais on y trouve aussi les traces des ornements de l’Art Nouveau ou des éléments de l’expressionnisme et parfois du surréalisme13.

3. Conclusion

34Les relations artistiques entre le mot et l’image dans les livres de poésie de la Jeune Pologne sont singulièrement riches et intéressantes. Elles se manifestent à tous les niveaux du texte poétique. Afin de voir la finalité du processus fondé sur les liens établis entre la parole et l’image, il fallait analyser et systématiser tous les aspects de ce jeu artistique complexe. Car c’est grâce à l’ensemble des relations engagées qu’on obtient à la fin la réalisation complète d’une œuvre. Le beau livre, tel qui était envisagé dans la seconde moitié du XIXe siècle, est le fruit de l’ensemble de la communauté artistique : l’élan poétique du poète mais aussi l’élan créatif des illustrateurs, des éditeurs et des imprimeurs contribuait à la production finale d’un objet artistique qui est le beau livre.

35C’est ainsi que les recueils de poésie de l’époque de la Jeune Pologne deviennent une véritable source d’inspiration pour les chercheurs et pour les artistes. Ils permettent non seulement d’établir les rapports de type in praesentia dans un espace d’application poétique et artistique, mais aussi de poursuivre les recherches dans un sens plus large des rapports de type in absentia afin de découvrir des exemples des beaux livres en mesure d’associer la valeur supérieure du verbe poétique et le rôle interprétatif de l’image.

Bibliographie

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Heffernan, J., A. W., Museum of Words. The Poetics of Ekphrasis from Homer to Ashbery, Chicago – London, 2004.

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Nowwakowski, A., Arnold Böcklin. Chwała i zapomnienie, Kraków, 1994.

Voulloux, B., Lapeinture dans le texte XVIIIe-XXe siècle, Paris, 1995.

Wysłouch, S., Literatura a sztuki wizualne, Warszawa, 1994.

Notes

1 B. Vouilloux, La Peinture dans le texte XVIII-XX siècle, Paris 1995, chapitre 1: Le langage et l’image, p. 15-22.

2 R. de Saint-Pons, Gabriel Martin, « La Plume » 1893, nr 106, p. 388.

3 S. Wyslouch, Literatura a sztuki wizualne [La Littérature et les arts visuels], Warszawa 1994.

4 S. Wyslouch, Ibidem, p. 100.

5 « Tygodnik Ilustrowany » [« Hebdomadaire Illustré »], édité à Varsovie dans des années 1859-1939, était une des plus populaires revues polonaises à l’époque de la Jeune Pologne. « Tygodnik », consacré à la culture nationale, surtout à la litterature, à l’histoire et à l’etnographie, était très bien illustré par les célèbres artistes polonais.  A part cette revue, il faut également mentionner deux autres revues artistiques de l’époque, une publiée à Cracovie et l’autre à Varsovie : « Życie » (« La Vie »), et « Chimera » (« La Chimère »).

6 M. Głowinski, O intertekstualności [Sur l’Intertextualité], [à:] idem, Poetyka i okolice [La Poétique et les Environs], Warszawa 1992, p. 94-95.

7 K. Przerwa-Tetmajer, Wyspa umarłych. Ilustracja do obrazu Arnolda Böcklina  « Die Todteninsel » [L’île des morts. L’illustration du tableau d’Arnold Böcklin « Die Todteninsel »], [à:] idem, Poezje [Poésies], Warszawa 1924, vol. II, p. 256.Parmi les nombreux exemples on peut encore distinguer le poème Danae de Tycjan de Kazimierz Przerwa-Tetmajer, puis le poème de Maryla Wolska Beata Beatrix – avec le sous-titre: Le tableau de D. G. Rossetti, ainsi que recueil de poésies de Zofia Gordziałkowska Böcklin dans la poésie ou bien plusieurs poèmes de Zuzanna Rabska inspirés par les œuvres des artistes italiens.

8 A. Nowakowski, Arnold Böcklin. Chwała i zapomnienie [Arnold Böcklin. La Gloire et l’Oubli], Kraków 1994, p. 268-269.

9 L’exemple le plus connu est le tableau d’Arnold Böcklin L’île de morts transposé par Kazimierz Przerwa-Tetmajer.

10 Ce sont les motifs aussi utilisés par les peintres polonais de la fin du XIX siècle : Jacek Malczewski et Witold Pruszkowski; vide: T. Grzybkowska, Mitologia Malczewskiego. Katalog wystawy [La Mythologie de Jacek Malczewski. Catalogue de l’Exposition], Kraków 1995; D. Suchocka, Witold Pruszkowski. Katalog wystawy monograficznej [Witold Pruszkowski. Catalogue de l’Exposition monographique], Poznań 1992.

11 K. Przerwa-Tetmajer, Pierwotne zjawisko [Le phénomène primitif], Zaczarowany las [La forêt enchantée].

12 Les motifs pouvaient être également attachés  aux idées du modernisme et du symbolisme typiques pour la période de la fin du XIXe siècle.

13 Cependant, il ne faut pas oublier que les démarches artistiques  pour illustrer un roman réaliste en profitant de la copie du tableau de Gustave Courbet étaient tout à fait différentes de celles recherchant  les éléments de   cohérence dans la peinture académique française et la poésie des poètes du Parnasse.

Pour citer cet article

Justyna Bajda (2012). "Les rapports intersémiotiques dans les livres de poésie de l’époque de la Jeune Pologne". Revue du Centre Européen d'Etudes Slaves - Numéro 1 | La revue | Représentations artistiques, poétiques et littéraires slaves.

[En ligne] Publié en ligne le 19 avril 2012.

URL : http://etudesslaves.edel.univ-poitiers.fr/index.php?id=361

Consulté le 24/09/2017.

A propos des auteurs

Justyna Bajda

Justyna Bajda est maître de conférences au Département de la Philologie Polonaise à l’Université de Wrocław (Pologne). Elle est spécialiste du XIXe siècle dans les domaines d’art, de culture et de littérature en Pologne et en Europe. Livres publiés : A la charnière de deux siècles... (2002); La Jeune Pologne (2003); La poésie et les beaux arts. Sur la conscience esthétique et l’imagination poétique de Kazimierz Przerwa-Tetmajer (2003); Les poètes sont les peintres des mots... Les types des rapports entre le mot et l’image dans les livres de poésie de l’époque de la Jeune Pologne (2010). Elle est également auteur d’une anthologie de la poésie polonaise de la deuxième moitié du XIX siècle (2007) ainsi que de plusieurs articles consacrés aux rapports intersémiotiques entre la poésie et les beaux arts.

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Numéro 1 - Représentations culturelles et identitaires slaves

Le premier numéro de la Revue du CEES est consacré aux actes du colloque international et interdisciplinaire organisé par le Centre Européen d’Etudes Slaves du 1er au 3 décembre 2010 à la MSHS de l’Université de Poitiers.



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Dernière mise à jour : 16 mars 2017

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