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Soleil et lune dans la parémiologie française et serbe

frPublié en ligne le 31 mars 2019

Par Ivan Jovanović

Résumé

Dans le présent article, nous nous proposons d’analyser les parémies françaises et serbes avec les lexèmes soleil et lune afin de mettre en évidence toutes les ressemblances et les différences qui apparaissent sur les plans sémantique et culturel. À la lumière de la théorie des champs sémantiques de Kleiber et du modèle linguistique et culturel de Wierzbicka, les parémies sont répertoriées en deux sous-champs : a) les parémies qui renvoient au soleil (le lever du soleil, le coucher du soleil, les couleurs du soleil, la luminosité du soleil) et b) les parémies référant à la lune (la première phase de la lune, la deuxième phase de la lune, la troisième phase de la lune, la quatrième phase de la lune, les couleurs de la lune, les décors de la lune). La raison pour laquelle nous nous sommes décidé de choisir ces deux lexèmes repose sur les faits que le soleil et la lune sont essentiels à l’homme, qu’ils lui assurent la survie, la source d’enseignement et de richesse et c’est pourquoi un grand nombre de parémies leur est consacré beaucoup plus en français qu’en serbe. Ainsi, notre analyse démontre que les parémies, à part leur sens dénotatif, sont pourvues d’un sens connotatif productif en français tandis qu’en serbe il n’y a pas beaucoup d’exemples qui en témoignent. Autrement dit, les parémies se rapportent figurément aux différents aspects de la vie de l’homme, à ses traits de caractère, à ses états psychologiques, à sa position matérielle sur l’échelle sociale ainsi qu’à sa descendance. Pour ce qui est du corpus, les parémies sont tirées de dictionnaires parémiologiques français et serbes : Montreynaud 2006 ; Maloux 2006 ; G. Cosson 2010 ; Караџић 1985 ; Вуковић 2004 ; Рајковић 1876.

Abstract

U radu se kontrastivnim pristupom analiziraju francuske isrpske paremije se leksemama « soleil/sunce » i« lune/mesec » s ciljem da se pokažu sve sličnosti irazlike koje se javljaju na semantičkom i kulturološkomplanu. Polazeći od Klajberove teorije o semantičkimpoljima i Vježbickinog lingvokulturološkog modelaanalizirane paremije razvrstane su u dva potpolja: a)paremije koje se odnose na sunce (izlazak sunca, zalazak sunca, sunčeve boje, sunčeva svetlost) i b) paremije kojese odnose na mesec (prva lunarna faza, druga lunarna faza, treća lunarna faza, četvrta lunarna faza, mesečeve boje, mesečev dekor). Osim toga, naša analiza pokazuje da paremije, osim svog denotativnog, razvijaju i bogata konotativna značenja. Drugačije rečeno, metaforički se odnose na različite aspekte čovekovog života, na ljudske karakterne osobine, na ljudska psihička stanja, na čovekov položaj u društvu kao i na ljudske potomke. Građa za ovaj rad ekscerpirana je iz francuskih i srpskih paremioloških rečnika: F. Montreynaud 2006; M. Maloux 2006; G. Cosson 2010; Karadžić 1985, Vuković 2004 ; Rajković 1876.  

Mots-clés : languefrançaise, lune, soleil, Parémie, langueserbe

Thèmes : sémantique, parémiologie, Lexicologie

Période : XXIe siècle

Aires géographiques : Serbie, Balkans, Europe

Introduction

1Dans la tradition et la culture des peuples, les parémies font partie du patrimoine langagier et culturel et touchent à tous les domaines de la vie de l’homme et à des différentes situations dans lesquelles il peut se retrouver1. A. Pejović souligne que les parémies, d’une manière concise et illustrative, « transmettent des images et des événements du passé sur lequel repose notre présent et notre avenir, notamment l’avenir de nos nouvelles générations2 ». Les parémies sont des témoins irréfutables d’une certaine époque qui diffère de celle à laquelle nous appartenons et que pour de nombreux locuteurs d’une communauté langagière représente un grand inconnu et de ce fait méritent d’être conservées et étudiées afin de saisir des valeurs et des traditions des époques antérieures dans différentes sociétés. Ceci permet également d’avoir une complète image langagière du monde3.

2La parémie se définit comme un énoncé mémorisé en compétence qui se caractérise par la brièveté, la fonction utilitaire et didactique (fournir un enseignement) et l’enchâssement dans le discours4. Muñoz souligne que les parémies comprennent plusieurs groupes, d’après leur usage : a) populaire (proverbes, dictons, phrases proverbiales, maximes, sentences) ; b) scientifique (aphorisme, axiome, adage juridique, sentence philosophique) ; с) publicitaire (slogan). Notre travail est basé sur l’analyse des proverbes et des dictons étant donné qu’il s’agit d’un corpus riche et varié nous permettant de concevoir d’une meilleure façon la sagesse populaire, la matrice culturelle et traditionnelle des peuples français et serbe. Tout ce qui se passe entre les gens et se crée dans la nature, tout ce que l’on entend et l’on vit dans le monde est représenté dans les parémies5.

3Dans le cadre du champ parémiologique, il faut distinguer les proverbes des dictons. Le proverbe est une parémie qui se caractérise par une thématique générique, un sens idiomatique, une structure généralement binaire, des éléments mnémotechniques, une portée universelle, une morphosyntaxe parfois archaïque, tandis que le dicton est une parémie populaire qui adopte fréquemment une forme poétique pour transmettre tout un code du savoir-vivre, du savoir-faire applicable à des situations très concrètes. Les dictons diffèrent des proverbes moraux par leur caractère régional et leur thématique spécifique, puisqu’elle porte sur la météorologie : quand le chat se passe la patte sur la tête, bientôt il y aura tempête, les activités du travail (du paysan, de l’éleveur, du marin, du chasseur : tue ton cochon à la Saint-Martin et invite ton voisin, la superstition ou la croyance : qui tue le goéland, la mort l’attend6.

4Notre recherche repose sur l’analyse contrastive des parémies françaises et serbes avec les lexèmes soleil et lune afin de montrer toutes les ressemblances et les différences figurant sur les plans sémantique et culturel. En partant de la théorie des champs sémantiques de Kleiber et du modèle culturel de Wierzbicka, notre corpus est regroupé en sous-champs suivants : le lever du soleil, le coucher du soleil, les couleurs du soleil, la luminosité du soleil,la première phase de la lune, la deuxième phase de la lune, la troisième phase de la lune, la quatrième phase de la lune, les couleurs de la lune, les décors de la lune. Nous nous sommes proposé d’analyser ces deux concepts parce que qu’ils sont essentiels à l’homme, lui assurent la survie, la source d’enseignement et de richesse. Depuis les temps anciens, le soleil est connexe à la lune et ils représentent le père et la mère archétypaux, les parents célestes unis dans le mariage sacré de la Terre et du Ciel. Ainsi, dans la religion chrétienne, ils représentent un aspect double du Christ, le dieu et l’homme, l’âme et le corps, le mortel et l’immortel. On les considère également comme les yeux du ciel : le soleil – l’œil droit, la lune – l’œil gauche7.

1. Soleil

5Du point de vue dénotatif, le soleil se définit comme « l’astre dont le rayonnement produit la lumière du jour et réchauffe la terre »8. Au sens connotatif, le soleil occupe une place symbolique très importante chez de nombreuses populations et représente très souvent le pouvoir et la vie. Dans la tradition romane et slave le soleil est comparé à la cire de la chandelle, au pain et à l’oiseau mais aussi à l’œil de dieu9. Chez certains polythéistes le soleil s’identifie à un dieu suprême, créateur du monde matériel et spirituel. Lorsqu’il n’était pas associé à un dieu, les différents peuples l’ont associé à eux-mêmes comme Louis XIV, appelé Roi-Soleil, ce qui symbolise dans la culture française une puissance royale. Dans la culture serbe, le soleil est considéré comme une source de valeurs positives telles que la liberté et l’amour10.

6Les parémies relatives au soleil sont regroupées selon la position du soleil, ses couleurs et sa luminosité étant donné qu’elles exercent un impact considérable sur la vie de l’homme, sur son travail dans les champs, sur la qualité des produits récoltés ainsi que sur les conditions météorologiques desquelles l’homme également dépend.

1.1. Lever du soleil

7Dans le cadre de ce groupe, nous avons trouvé deux parémies référant au lever du soleil. La première : pleine lune n’a jamais vu soleil levé attribue une différente importance à ces deux astres par rapport à leur impact sur la terre. Ils sont complètements indépendants l’un de l’autre et chacun peut causer des effets aussi bien positifs que négatifs. Ceci s’explique par le fait que la phase de pleine lune suppose son opposé auSoleilpar rapport à la Terre. On ne peut donc observer une pleine lune que la nuit, car étant face au Soleil le jour, la Lune se trouve « sous nos pieds ». Par conséquent, en période de pleine lune, la Lune se lève approximativement lorsque se couche le Soleil, et inversement, elle se couche quand le Soleil se lève. Dans la culture française le soleil qui se lève et le soleil qui se couche ont deux symboliques différentes. En effet, le premier renvoie à la jeunesse tandis que l’autre à la vieillesse, ce qui confirme la parémie : on adore plutôt le soleil levant que le soleil couchant. Son sens porte sur le fait qu’il vaut mieux faire la cour à un jeune homme qu’à un vieillard.

1.2. Coucher du soleil

8Dans les croyances traditionnelles françaises le coucher du soleil peut provoquer la pluie dans le jour à venir s’il se couche sur un nuage ou sur la bruine : si le soleil se couche « la bouteille au cul » pluie lendemain, si le soleil se couche sur la bruine, pluie le lendemain. En effet, les évolutions du soleil, de son lever à son coucher, sur un ciel clair ou assombri, ont engendré des remarques souvent pertinentes.

1.3. Couleurs du soleil

9Traditionnellement, les différentes couleurs du soleil indiquent les diverses conditions météorologiques pouvant avoir un impact positif ou négatif sur les cultures agricoles. De ce fait, la pâleur du soleil notamment au lever est un signe de mauvais temps – de la pluie et du vent : avec pâle lumière à son lever, soleil restant sous nuage caché ou se montrant rouge sanglant : mauvais temps ; si le soleil est pâle ou s’il se couche blanc dans un ciel ensanglanté, il y aura des averses sans tarder. À ce titre, Cosson souligne qu’un soleil pâlot et blafard est appelé aussi le soleil d’eau11. Soleil pâle en se levant ou rouge en son couchant : signe de vent. Le soleil rouge, en fonction de la partie de la journée où il figure, peut symboliser aussi bien le beau que le mauvais temps. À son coucher, la couleur naturelle du soleil est rouge, ce qui logiquement implique le beau temps dans le jour à venir. À la différence de la couleur rouge, la couleur jaune n’est ni logique ni naturelle pour le soleil à son coucher si bien qu’elle annonce une dégradation de la météo : soleil rouge au coucher : lendemain beau temps. Soleil jaune annonce le vent. À son lever, le soleil doit être clair ou gris et à son coucher brillant, rouge ou orangé pour annoncer le beau temps. Dans le cas contraire, le temps se dégrade : soleil clair ou gris le matin au lever, brillant, rouge ou orangé au coucher : beau temps ; soleil rouge au levant, signe de mauvais temps ; soleil rouge le matin : pluie ; soleil levant rouge ardent, même si pas brillant, est un signe de vent ; si le soleil se lève obscur et nébuleux : pluie. Dans certaines régions de la France, par exemple dans le Berry, le soleil blanc a une symbolique négative et annonce la pluie : soleil blanc mouille les gens, à la différence des autres régions où la couleur blanche du soleil représente le beau temps : soleil rouge promet l’eau, mais soleil blanc fait le beau temps.

1.4. Luminosité du soleil

1.4.1. Luminosité explicite du soleil

10La luminosité du soleil témoigne de l’évolution des conditions météorologiques. En général, sur tout le territoire de la France, on croit qu’il risque de pleuvoir lorsque les rayons du soleil s’entremêlent avec les nuages : si le soleil brille à travers les nuages, la pluie va tomber. D’autre part, dans la région de Provence, d’après de longues expériences de gens ayant observé le mouvement du soleil durant la journée, se sont créées les représentations telles que si le soleil n’a pas lui à midi, tout le jour pluie. En effet, on considère que midi est l’heure où le soleil est le plus haut dans le ciel, c’est-à-dire dans sa culmination et il brille le plus fortement possible. De ce fait, si ce n’est pas le cas, c’est un signe de la dégradation du temps. Le soleil matinal et ses rayons sont les plus doux et avantageux pour commencer des travaux agricoles car au début de la journée ils ne sont pas forts et peuvent apporter beaucoup de bénéfices aux cultures semées. Pour cette raison-là, il faut saisir cette opportunité : soleil du matin ne dure pas tout le jour. Ainsi, en été, il faut commencer les travaux dès le matin si l’on veut que la qualité de nos produits soit meilleure car le soleil se lève très tôt, fait prolonger le jour et donne davantage de temps aux laboureurs des champs : soleil de juin luit de grand matin. Un certain nombre de parémies réfèrent métaphoriquement aux entités n’appartenant pas, du point de vue sémantique, à la nature : en parlant du soleil on voit ses rayons dénote la coïncidence. Il s’agit d’un doublet laudatif du célèbre proverbe : quand on parle du loup on en voit la queue. Le partage commun des biens de ce monde sans faire différence des nations se reflète figurément dans la parémie : le soleil luit pour tout le monde. Dans ce cas le soleil symbolise l’objet de plus grande valeur. Pour bénéficier des bienfaits de quelqu’un d’important, il faut rester auprès de lui afin de ne pas se faire oublier, ce qui se manifeste dans la parémie : le soleil n’échauffe que ce qu’il voit. En effet, le sens initial de la parémie concerne les faveurs du Créateur données à ceux qui l’ont cru et l’ont prié, étant donné que le soleil s’identifie métaphoriquement au Dieu. Par extension, la parémie commence à renvoyer non seulement aux bienfaits divins mais à ceux de tous les types, comme on l’a précédemment constaté.

11En serbe, comme en français, nous avons également identifié une parémie relative au Tout-Puissant et à sa grâce qui se manifeste figurément par le rayonnement du soleil. En réalité, pour que les gens puissent bénéficier de la grâce divine, se débarrasser des péchés et regagner le paradis, ils doivent faire la charité : da nije sirotinje, ne bi sunce grijalo(s’il n’y avait pas de pauvres le soleil n’aurait pas brillé).12 Ainsi, le soleil a une domination suprême par rapport aux autres astres qui lui sont soumis et qui n’influencent pas autant l’homme : kad me sunce grije, za mesec i ne marim (quand le soleil me chauffe, je ne m’intéresse pas à la lune); neka mene sunce sjaje, a zvjezde ako će sve pocrkati(que le soleil brille pour moi et les astres, elles peuvent crever). Dans nos deux exemples le soleil symbolise la vie tandis que la lune et les étoiles touchent figurément aux objets sans lesquels la vie est tout à fait possible. Les parémies serbes avec le lexème soleil peuvent renvoyer aussi à l’état humain notamment à la joie : grani sunce da ogrijem ruke(brille le soleil pour que je chauffe mes mains) ; ogrijalo ga sunce(le soleil l’a chauffé). Quand on veut dire, en plaisantant, que l’on n’a aucun lien de parenté avec une autre personne, on dit :moja mati i njegova mati na jednom suncu se grijale(ma mère et sa mère se chauffaient au même soleil).

12À la différence des parémies serbes qui réfèrent aux aspects positifs de la vie humaine, nous avons trouvé dans notre corpus celle dénotant la situation et la surprise désagréable : otkud sam se nadao da me sunce grije, odonud me led bije(là d’où j’attendais le soleil à venir me chauffer, vient de la grêle). Cette parémie repose sur le contraste entre le soleil et la grêle. Le soleil symbolise les personnes très proches de l’homme en lesquelles il a la plus grande confiance tandis que la grêle métaphorise les mêmes personnes mais dans un sens négatif.

1.4.2. Luminosité implicite du soleil

13Le plus grand nombre de parémies touchant à la luminosité implicite du soleil concerne les différentes conditions météorologiques et les croyances populaires qui leur sont attachées. Ainsi, le soleil est toujours le précurseur soit de la pluie soit du vent : quand le soleil est joint au vent, on voit en l’air pleuvoir souvent ; soleil montrant son enfant, pluie ou vent ; grand soleil, petit vent, petit soleil, grand vent. Néanmoins, c’est la pluie qui annonce l’arrivée du soleil : pluie aujourd’hui, soleil demain. Le soleil alterne très souvent avec des nuages et en fonction de sa position et du degré de contact qui se produit entre eux deux, il y a différentes intensités de précipitations : quand le soleil se réfléchit dans les nuages, de la pluie prends garde ; soleil qui joue à cache-cache avec les nuages : eau à pleins brocs.

14Quelques parémies ont un emploi métaphorique et se rapportent à différents aspects de la vie humaine : a) la continuité : rien de nouveau sous le soleil/pod suncem ništa novo13 ; b) le bonheur et la joie : qui a le soleil ne meurt jamais ; doći će sunce i pred naša vrata(le soleil viendra devant notre porte)14 ; c) la puissance : ne možeš dlanom sunce zakloniti (on ne peut pas cacher le soleil avec la main)15 ; d) la santé : tako po suncu veseo hodio(que tu marches joyeux sous le soleil)16!

2. Lune

15Le symbolisme de la lune est en corrélation avec celui du soleil. Ses deux caractéristiques de base proviennent, d’une part, de ce que la lune n’a pas de lumière propre et n’est qu’un reflet du soleil ; d’autre part, de ce qu’elle passe des phases différentes et change de forme. C’est pourquoi elle symbolise la dépendance, la périodicité et le renouvellement17. La lune est également le symbole des rythmes biologiques, du temps qui passe, de la connaissance indirecte, discursive, progressive et froide. Elle évoque figurément la beauté et aussi la lumière dans l’immensité ténébreuse. La lune est aussi le symbole de la connaissance par reflet, étant donné qu’il s’agit de la lumière n’étant qu’un reflet de celle du soleil.La lune a une grande importance pour la prospérité des plantes cultivées, pour les animaux domestiques et pour l’homme. Ainsi, les phases de la lune, la lune jeune et la lune pleine en particulier, ont un impact incontournable sur l’agriculture et la santé de l’homme depuis les croyances indoeuropéennes mais également sur le temps et les conditions météorologiques18, ce que nous allons montrer dans la suite de cet article.

2.1. Première phase de la Lune

16Dans cette phase, la Lune se trouve entre la Terre et le Soleil. Tournant vers nous son hémisphère obscur, elle est quasiment invisible. D’après les croyances populaires la nouvelle ou la lune jeune a plutôt des effets négatifs sur l’homme, sur sa vie ainsi que sur les conditions météorologiques. Ceci s’explique probablement par le fait que dans le cadre de cette phase lunaire la Lune n’apparaît pas dans le ciel de nuit mais en journée et sa face cachée est uniquement illuminée, ce que le monde trouvait non naturel et associait à des effets négatifs : belle lune nouvelle, dans trois jours cruelle ; si la lune nouvelle est au beau, avant trois jours il tombe de l’eau ; une nouvelle au beau, le quatre à l’eau ; en lune nouvelle, il ne faut ni semer le grain du printemps ni tailler le bois ; quand la lune revient au beau, dans les trois jours, elle porte chapeau. La dernière parémie se rapporte au mouvement de la lune. En effet, au cours d’une lunaison, la lune altérerait le temps une dizaine de fois, soit un changement de temps tous les deux ou trois jours19. La nouvelle lune peut aussi annoncer le beau temps : quand la lune arrive belle, au bout de trois jours elle est frêle ; quand la lune se lève dans un bain, deux jours après, beau temps certain ; quand la lune se renouvelle dans l’eau, deux jours après, il fait beau ; quand la lune arrive au beau, gare au cinq ou au sept. Pour cette dernière parémie, d’après Cosson, il s’agit des jours de la lune et non des quantièmes du mois. On pensait jadis que la lunaison toute entière ressemblerait au cinquième jour du cycle, onze fois sur douze, si le temps ne changeait pas le sixième jour20.

2.2. Deuxième phase de la Lune

17Durant cette période, l’axe Terre-Lune et l’axe Terre-Soleil forment un angle droit. Dans l’hémisphère Nord, la moitié droite de la lune est apparente. C’est le premier quartier, en forme de C retourné. Les agriculteurs, les vignerons et les jardiniers considèrent que c’est le moment idéal pour planter et semer probablement à cause du fait que la surface éclairée de la lune augmente et de fait, symboliquement, les plantes poussent et progressent davantage. Cependant, il y a de multiples contradictions : corne pointue, terre fendue, corne levée, terre mouillée ; ne sème pas dans le croissant, il faucille avant toi.

2.3. Troisième phase de la Lune

18La Lune est maintenant à l’opposé du Soleil par rapport à la Terre. Son hémisphère éclairé est intégralement visible et prend l’apparence d’un disque entier. On croit qu’elle renvoie à une météo favorable, a un impact positif sur la vie de la Terre et fait apparaître l’abondance : lune claire brillant à son premier croissant ou à son plein, bons quarts pour le marin ; prie quand la lune s’arrondira, la chance alors abondera. Ce qu’au ciel tu chercheras, sur terre tu trouveras.

2.4. Quatrième phase de la Lune

19La lune décroissante atteint son dernier quartier lorsque l’axe Terre-Lune forme à nouveau un angle droit avec l’axe Terre-Soleil. Cette fois, c’est la partie gauche qui est éclairée : l’astre a l’apparence d’un C. D’après les croyances populaires françaises, la lune vieille est néfaste pour la plantation et les travaux agricoles : en lune dure, rien pousse ni trésit (réussit) ; ne sème rien au décous, pour sûr tu y perdrais ton coup ; quand décroîtra la lune, ne sème chose aucune. Nous considérons que la symbolique de la lune vieille référant à la disparition, à la mort et à la discontinuité a incité les agriculteurs à ne pas labourer les champs car on risque de ne pas avoir les récoltes attendues. En revanche, dans certaines régions de la France, en Touraine, en Provence et en Auvergne, il est recommandé de commencer les travaux agricoles car la lune vieille est favorable à un grand nombre de travaux tels que l’abattage des arbres, la taille des haies, la mise en pots des confitures pour que le sucre ne monte pas à la surface et ne s’acidifie pas, la plantation des salades pour qu’elles ne lèvent pas, la mise en bouteilles du vin et du cidre pour les empêcher de travailler : il est bon d’ensemencer au décours de la lune ; sème dans le déclin, tu auras du grain ; sème ta graine au décours, elle germera toujours ; si vous voulez du bon bois d’œuvre, il faut l’abattre en lune vieille.

20Pour ce qui est du corpus serbe, nous n’avons trouvé qu’une parémie avec le lexème lune qui a un emploi connotatif et qui se rapporte aux tentations relatives à la vie de l’homme : onaki mu je život kao mesec : časom pun, a časom prazan(sa vie est comme la lune : tantôt pleine tantôt vide). La vie humaine est comparée à la phase de lunaison ; la lune pleine est le signe d’une vie agréable tandis que la lune vieille représente la vie dure.

2.5. Couleurs de la Lune

21Les couleurs de la lune sont également associées aux changements météorologiques comme d’ailleurs celles du soleil. Le rouge de la lune représente le vent, le pâle et le jaune sont signe de pluie, la lune claire et nette s’identifie au beau temps dégagé. Jadis, les Français attribuaient à la lune deux couleurs : l’argentée, aspect qui lui était propre et qui apparaissait quand le temps se mettait au beau ; la rougeâtre, venue du soleil, son compagnon, quand le vent menaçait21 : la lune a des taches bien visibles : beau temps. Lune brillante et nette : beau en été, froid en hiver ; lune blanche, journée franche ; lune pâle, l’eau dévale ; lune rouge le vent bouge ; lune dorée toujours par le vent est de rougeur parée ; lune jaune et pisseuse, les mers seront pleureuses ; lune qui se lève rouge, signe de vent en hiver et de grande chaleur en été.

2.6. Décore de la Lune

22La lune est décorée par plusieurs éléments – cercle, cornes, halo et anneau qui, d’après les croyances populaires françaises, ont un impact assez fort sur le changement de temps sur la Terre. Le cercle de la lune annonce la pluie ou le vent : cercle à la lune vers le soir, vent ou pluie à minuit on va sentir et voir ; grand cercle à la lune : pluie ; lune cerclée pluie assurée. Les cornes de la lune sont en général le signe de pluie : cornes multiples à la lune, signe de pluie ; quand la lune porte ses cornes en égouttant, c’est signe d’eau tombant. La pâleur des cornes de la lune fait venir aussi la pluie tandis que les cornes nettes et claires font apparaître le beau temps : cornes pâles, pluie, cornettes nettes, beau temps. Le halo de la lune est précurseur de la pluie : halo près de la lune, pluie lointaine ; halo loin de la lune, pluie prochaine ; lune dans le halo, pluie au galop22. Le fait d’observer un halo nous permet de connaître immédiatement la température du nuage, l’état physique de l’eau, la taille, la forme et l’orientation des cristaux de glace. Puisqu’il est nécessaire d’avoir des nuages pour la formation des phénomènes de halos, leur présence indique aussi que l’air est humide en altitude. Comme les cirrus ne sont pas des nuages de pluie, les halos peuvent se former même s’il fait beau. En revanche, si les nuages s’épaississent rapidement et si des cirrostratus apparaissent, il est possible qu’un front chaud ou des orages approchent et que des nimbostratus donnent de précipitations plus tard. L’anneau de la lune est signe de pluie : quand la lune a son anneau, c’est qu’il tombera de l’eau ; quand la lune se baigne, risque de pluie. Il s’agit, en effet, du cercle lumineux qui entoure parfois la lune ou le soleil et qui constitue un voile diffus à travers lequel les menus cristaux de glace formant les cirrus et les cirrostratus filtrent la lueur de ces astres23.

23Un certain nombre de parémies comprenant le lexème lune connaissent l’usage métaphorique et décodent les entités telle que : a) l’aspect physique de l’être humain – beauté féminine : la lune brille mais elle ne chauffe pas ; b) les propriétés intellectuelles : la lune devient sombre en s’approchant du soleil. Cette parémie signifie que le talent d’un homme peut être éclipsé lorsqu’il se trouve près d’un autre plus talentueux que lui. Dans cet exemple, le soleil, comme on l’a déjà vu, a une domination suprême par rapport aux autres astres, à cause de sa position, sa grandeur, sa luminosité et sa valeur, et représente figurément uneintelligence pure. Àl’opposé, la lune est le symbole d’une intelligence plus commune ; c) les vertus de l’homme – courage : la lune est à l’abri des loups. La parémie renvoie aux grands de ce monde qui n’ont rien à craindre des personnes de basse condition. Par extension, une autre parémie s’est créée touchant à la moquerie : Dieu garde la lune des loups. Plus précisément, on le dit pour se moquer d’un homme qui menace de loin24.

24Comme nous pouvons le constater, les parémies serbes contenant le lexème lune sont très peu présentes dans notre corpus parce que la lune faisait plutôt partie des activités magiques et de différents cultes qui jouaient un rôle très important dans la vie des gens et leur fonctionnement.

3. Conclusion

25Suite à l’analyse des parémies françaises et serbes avec les lexèmes soleil et lune, nous pouvons conclure que les parémies françaises sont beaucoup plus nombreuses que les parémies serbes : 71/10, ce qui démontre que dans les deux cultures et traditions apparaissent déjà les différentes conceptions de ces deux astres et les différents rapports envers eux. Le soleil et la lune sont, suite aux résultats obtenus, plus importants et plus proches pour la population française que pour la population serbe. Nous pourrions justifier ladite chose par le fait que le soleil et la lune sont les deux astres dont l’opération et les effets sur la vie terrestre sont beaucoup plus marqués chez le peuple français que chez le peuple serbe parce qu’ils agissent directement sur les masses d’eau de l’océan atlantique et de la mer méditerranéenne entourant la France et sont en corrélation directe avec la quantité de précipitations et les conditions météorologiques ayant un impact permanent sur l’agriculture, sur la qualité des récoltes ainsi que sur le fonctionnement général de la nature. De ce fait, beaucoup de croyances se sont constituées et renvoient aux différents aspects du soleil et de la lune : à leur position par rapport à la terre, à leur luminosité, à leur couleur, à leur décor, aux phases de lunaison. Malgré l’importance du soleil et de la lune sur la vie de l’homme, ces deux astres n’ont pas autant figuré dans la parémiologie serbe mais plutôt dans les activités magiques et de culte héritées de leurs aïeux slaves et qui ont été pertinentes pour la vie quotidienne des serbes.

26Dans le corpus français, les dictons sont plus nombreux que les proverbes tandis que dans la langue serbe les proverbes prédominent et sont dotés d’un sens métaphorique touchant aux différentes entités. Les parémies avec le lexème soleil symbolisent les vertus de l’homme telles que la charité et la bienfaisance, les sentiments humains (joie, bonheur), la santé, la puissance, l’âge de l’homme (jeunesse) et la surprise désagréable. Les parémies avec le lexème lune se rapportent figurément aux tentations de la vie, à l’aspect physique de l’être humain (beauté féminine), aux propriétés intellectuelles (talent) et aux vertus (courage). Ces connotations proviennent directement du symbolisme que l’on attribue à ces deux astres et qui est, dans les deux langues, riche et varié.

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Notes

1 Cetarticleestrédigé dans le cadre du projet scientifique « Les langues, les littératures et les cultures romanes et slaves en contact et en divergence » (no 81/1-17-8-01)soutenu par la Faculté de philosophie de l’Université de Niš, l’AUF (Agence universitaire de la Francophonie) et l’Ambassade de France en Serbie.

2  Пејовић, Анђелка. « Паремије као део етнолингвистичког наслеђа » [Les parémies en tant que la partie de l’héritage étnolinguistique], Гласник Етнографског института САНУ, LXII (2),Београд, 2013, pp. 201 – 213.

3  Muñoz,Julia Sevilla. « Les proverbes et phrases proverbiales français et leurs équivalences en espagnol ». In : Langage,139, Paris, 2000, pp. 98 – 109 ; Пејовић, Анђелка, Op.cit; Мршевић-Радовић, Драгана. «Паремије: текстуални оквир за националну културу »[Les parémies : cadre textuel pour la culture nationale]. Друштво «Свети Сава », Београсд, 2003, pp. 79 – 85.

4 Muñoz,Julia Sevilla, Op.cit.

5 Михајловић, Јован. «Пословице и изреке у Војводини»[LesproverbesetlesdictonsenVoïvodine], Институт за јужнословенске језике, Нови Сад, 1965, 161 p.

6 Muñoz, Julia Sevilla, Op.cit., 2000, pp. 101 – 103.

7                Stivens, Entoni. «Arijadnino klupko. Vodič kroz simbole čovečanstva ». [La pelote d’Ariadna. Guide à travers les symboles de l’humanité], Stylos, Beograd, 2005, 131 p.

8  TLFi, Centre national de la recherche scientifique, Paris, 2005.

9 TLFi, Op. cit ; Чајкановић, Веселин. « Из наших народних пословица»[De nos proverbes populaires],Прилози за књижевност, језик и фолклор, I, Vol 2, Београд, 1994, 323 p.

10 Речник Матице српске, Београд, 2007, 1290 p.

11  Cosson, Gabrielle. « Dictionnairedesterroirs de France », Larousse, Paris, 2010, 336 p.

12  Nous avons mis entre parenthèses la traduction littérale française des parémies serbes afin de parvenir à une meilleure compréhension.

13  Chevalier, Jean-Claude, Gheerbrant, Alain. « Dictionnairedessymboles », Bouquins, Paris, 1982, 215 p. Cette parémie, d’origine religieuse, est tirée d’un livre de l’Ancien Testament, « L’Ecclésiaste » : « Ce qui fut, cela sera ; ce qui s’est fait se refera ;il n’y a rien de nouveau sous le soleil ». Son sens a traversé les siècles jusqu’à nos jours en conservant son sens originel.

14  Chevalier, Jean-Claude, Gheerbrant, Alain, Op.cit. La motivation de ces deux parémies repose sur le symbolisme du soleil représentant la source de la lumière, de la chaleur et de la vie qui sont indispensables pour l’homme et son entourage.

15  Chevalier, Jean-Claude, Gheerbrant, Alain, Op.cit. La base de motivation de cette parémie serbe renvoie à la dimension spatiale du soleil et à sa taille. Par rapport à la Terre, Il est positionné le haut et est considéré comme un symbole de la suprématie.

16  Чајкановић, Веселин, Op. cit. Le sens métaphorique de la parémie serbe provient de la croyance que le soleil possédait une puissance de guérison et que la marche sous le soleil avait un effet gracieux et positif aussi bien pour la santé physique que spirituelle.

17  Chevalier, Jean-Claude, Gheerbrant, Alain, Op.cit., 590 p ; Чајкановић, Веселин, Op. cit.

18  Чајкановић, Веселин, Op. cit., 336 p ; Stivens, Entoni, Op. cit., 130 p.

19  Cosson, Gabrielle, Op. cit., 210 p.

20  Cosson, Gabrielle, Op. cit.

21  Cosson, Gabrielle, Op. cit., 211 p.

22  Un  halo est un groupe de  photométéores apparaissant, dans certaines conditions, dans le ciel autour du Soleil ou de la Lune et parfois autour de sources de lumière suffisamment puissantes comme certains lampadaires. Ils ont la forme d’anneaux, d'arcs, de colonnes ou de foyers lumineux et sont engendrés par la réfraction ou la réflexion de la lumière par des cristaux de glace en suspension dans l’atmosphère.

23   Cosson, Gabrielle, Op. cit., 212 p.

24  Vigerie, Patricia. « Quand on parle du loup... ou les animaux dans les expressions françaises », Larousse, Paris, 2004, 100 p.

Pour citer cet article

Ivan Jovanović (2019). "Soleil et lune dans la parémiologie française et serbe". Revue du Centre Européen d'Etudes Slaves - Langues en contact | Numéro 7 | La revue.

[En ligne] Publié en ligne le 31 mars 2019.

URL : http://etudesslaves.edel.univ-poitiers.fr/index.php?id=1303

Consulté le 17/08/2019.

A propos des auteurs

Ivan Jovanović

Ivan JOVANOVIĆ est maître de conférences au Département de langue et littérature françaises à la Faculté de Philosophie de Niš. Il s’intéresse à la recherche contrastive des proverbes et des phrasèmes franco-serbes, à la traductologie littéraire, au lexique obscène et à la linguistique cognitive. À la Faculté de Philosophie, il enseigne les cours de morphologie lexicale, la sémantique de la langue française, l’analyse du discours, la phraséologie de la langue française, la traduction et l’interprétation. Il est membre de l’Association de linguistique appliquée de Serbie, membre du Centre international pour les études ecclésiales ainsi que l’examinateur habilité pour le DELF/DALF. Il est directeur du projet international scientifique « Les langues, les littératures et les cultures romanes et slaves en contact et en divergence » (no 81/1-17-8-01). Il a publié trente articles, quatre traductions, trois comptes rendus des livres et a également participé à trente-cinq conférences scientifiques dans le pays et à l’étranger.

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Numéro 7 - Le français à la rencontre avec les autres langues : Approches linguistiques, littéraires et culturelles

Le septième numéro de la Revue du Centre Européen d’Études Slaves contient les contributions issues de deux journées d’étude qui ont lieu le 25 juin 2016 et le 23 juin 2018 à la MSHS de l’Université de Poitiers. Soutenues par l’AUF, UFR Lettres et Langues et le laboratoire MIMMOC EA 3812, elles furent consacrées à l'étude interdisciplinaire  des langues et des cultures en contact abordant de nouvelles questions sur les emprunts, les transferts ou bien les problèmes de traduction. Ces deux manifestations scientifiques ont rassemblé des enseignants chercheurs de différentes universités européennes et fut inaugurées par S. E. Monsieur Darko Tanaskovic l'Ambassadeur de Serbie à l’UNESCO.



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